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| Communiqué de
l'OLPA : |
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L'Observatoire
de la Laïcité de Provence OLPA s'associe
à d'autres organisations de défense de la Laïcité pour dénoncer avec
force l'installation par les préfets, à l'automne, d'une
"Conférence Départementale de la Liberté Religieuse".
L'installation
de cette conférence est définie par une circulaire du Ministre
de l'Intérieur datée du 21
Avril 2011. Cette conférence rassemblera : des
élus, des responsables des services publics et des représentants des
cultes. L'objectif véritable en est défini comme suit :
[...] [le préfet] "
aura également la mission d’animer la conférence départementale
de la liberté religieuse que je vous demande d’installer à
l’automne puis de réunir en fonction des enjeux locaux, à un
rythme régulier. Même dans un régime de séparation il y a, et il
doit y avoir, dialogue entre les cultes et l’État. Cette conférence
départementale rassemblera des élus locaux […], les responsables
des services publics […] ainsi que les représentants des cultes ;
[…] poursuivre le travail de sensibilisation auprès des élus
locaux pour faciliter la création de carrés confessionnels […]. »
On
ne peut que s'étonner et craindre
fortement que la liberté de conscience des citoyens,
garantie par la Loi de 1905, soit une fois encore réduite à
n’être plus que la liberté religieuse des communautés de
croyants.
En
conséquence l'OLPA invite ses adhérents et ses sympathisants à ne
pas cautionner et à ne pas
participer à ces "conférences
départementales de la liberté religieuse"
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Objet : Circulaire du 21 avril 2011 du Ministre de l’Intérieur relative à
la désignation d’un correspondant « laïcité » dans chaque préfecture et
installation d’une conférence départementale de la liberté religieuse.
Le Ministre de l’Intérieur, en édictant une circulaire enjoignant aux
préfets de désigner un correspondant « laïcité » dans chaque préfecture,
et dont la mission sera, entre autres, l’installation d’une conférence
départementale de la liberté religieuse, contrevient gravement à la loi de
1905, dite de séparation des Eglises et de l’Etat, dont l’article 1
précise : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le
libre exercice des cultes ».
Cette circulaire fait écho au débat très contesté du 05 avril 2011 suivi
du vote d’une résolution à l’Assemblée Nationale le 31 mai 2011, tendant
à définir la liberté religieuse comme fondement de la Laïcité.
Ces deux évènements sont liés dans leur intention de créer un amalgame
entre la « liberté de conscience » et la liberté religieuse, comme si cette
dernière était menacée, alors qu’elle est incluse dans la « liberté de
conscience ».
D’autre part, l’article 2 de la loi de 1905 précise : » La république
ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ».
Mettre en place une structure officielle de consultation des cultes revient
à reconnaître de facto les cultes et à organiser des conférences cultuelles,
en violation avec la Constitution de la Vème République du 04 octobre 1958,
dans son article 1, en créant l’inégalité des citoyens devant la loi.
La démarche du Ministre de l’Intérieur n’est pas fortuite : elle est
une application directe des conclusions du rapport MACHELON, rejeté en 2006 par
l’ensemble des organisations laïques, dont le Grand Orient de France. Il s’agit
d’un contournement de la loi de 1905 en essayant d’introduire des «
accommodements » dans son application.
C’est pourquoi, la Commission Nationale Permanente de la Laïcité (CNPL),
réunie le 1er octobre 2011 en séance plénière, et, partageant l’avis du
Conseil de l’Ordre de ne pas faire participer l’Institution GODF aux
débats, vous engage à refuser toute participation à ces conférences
auxquelles vous pourriez être invités, y compris à titre individuel, et à
demander l’abrogation pure et simple de la Circulaire N° NOR – IOC K
1103788C du 21 avril 2011.
Paris, le 18 octobre 2011
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Fédération Nationale de la Libre
Pensée
Membre de l'Association Internationale de la Libre Pensée et de l'Union
Internationale Humaniste et Laïque (IHEU)
10/12 rue des Fossés-St-Jacques 75005 Paris
Tel : 01.46.34.21.50 - Fax : 01.46.34.21.84 - Courriel : Libre.Pensee@wanadoo.fr
Communiqué
Contre les atteintes à la laïcité,
Il faut défendre la Loi de 1905 !
Le 14 juillet 2011, Marc Blondel - Président de la Fédération
nationale de la Libre Pensée - s'adressait à Nicolas Sarkozy -
Président de la République. Il lui écrivait : " Régulièrement
nous sommes dans l'obligation de saisir les tribunaux compétents pour
violation de la lettre et de l'esprit de la Loi de 1905, les autorités
dirigeantes de différentes familles politiques (majorité ou
opposition) affectant des aides, y compris financières, à des
activités cultuelles sous prétexte d'actions culturelles, artistiques,
voire touristiques.
J'ai d'ailleurs eu l'occasion de vous faire part de cette préoccupation
lors de la venue du Pape Benoît XVI à Paris, comme j'ai marqué,
publiquement, mon étonnement de voir le Premier ministre vous
représenter, officiellement, lors de la béatification du Pape
Jean-Paul II. Cette fois, c'est une circulaire de Monsieur le ministre
de l'Intérieur (chargé notamment des cultes) qui fait l'objet de mon
interpellation.
Celle-ci, datée du 21 avril 2011, enjoint les Préfets de désigner un
correspondant laïcité dans chaque Préfecture et préconise
l'installation d'une conférence départementale de la liberté
religieuse ".
Cette conférence rassemblera des élus, les responsables des services
publics ainsi que les représentants des cultes.
Voici l'objectif véritable défini par cette circulaire : " Il
aura également la mission d'animer la conférence départementale de la
liberté religieuse que je vous demande d'installer à l'automne puis de
réunir en fonction des enjeux locaux, à un rythme régulier. Même
dans un régime de séparation il y a, et il doit y avoir, dialogue
entre les cultes et l'État. Cette conférence départementale
rassemblera des élus locaux […], les responsables des services
publics […] ainsi que les représentants des cultes ; […] poursuivre
le travail de sensibilisation auprès des élus locaux pour faciliter la
création de carrés confessionnels […]. "La liberté de
conscience des citoyens, garantie par la Loi de 1905, est rabaissée à
n'être plus que la liberté religieuse des communautés de croyants.
" Les religions sont essentielles dans le tissu social des pays
européens "
Cette circulaire de Claude Guéant, faisant suite au battage médiatique
de l'UMP, s'inscrit dans le droit fil du projet clérical du Traité de
Lisbonne : " l'Union européenne entretient un dialogue ouvert et
régulier avec les religions, les Églises et les communautés de
convictions " (article 17-C). Elle est de la même veine que la
rencontre du 30 mai 2011 entre les présidents de la Commission, du
Parlement et du Conseil de l'Europe avec les dirigeants religieux
européens, lors de laquelle Jerzy Buzek (président du Parlement
européen) a déclaré : " les religions sont essentielles dans le
tissu social des pays européens ".
Quant à ce qu'ils nomment " tissu social des pays européens
", l'exemple de la Grèce nous montre de quoi il s'agit : vente à
l'encan des biens de l'État, liquidation des services publics,
privatisations, licenciements, chômage, misère… Mais préservation
de l'immense patrimoine immobilier et financier de l'Église orthodoxe.
Ils estiment que le secours des religions, qui toutes prêchent la
résignation, la soumission et la charité, leur est nécessaire, tout
comme la division des peuples en communautés religieuses, ethniques ou
régionales ... Diviser pour régner.
La Loi de Séparation des Églises et de l'État de 1905 est liquidée
au profit de la récléricalisation accélérée des services publics et
de la " sensibilisation " des élus aux intérêts des
communautés religieuses et de leurs chefs. Avec, en prime, le retour
des carrés confessionnels, interdits par la République le 14 novembre
1881.
C'est pourquoi, la Libre Pensée condamne les décisions du 19 juillet
2011 du Conseil d'État. Celui-ci s'est prévalu abusivement de la
notion d'intérêt public local pour dénaturer la lettre et l'esprit de
la loi du 9 décembre 1905 afin d'ouvrir une brèche par laquelle se
déverseront massivement les aides publiques aux cultes et est allé
jusqu'à juger que les textes relatifs aux baux emphytéotiques
administratifs constitueraient, en dépit de l'absence de base légale
expresse, une dérogation à cette loi fondatrice pour la République.
Ces décisions sont un passeport vers un concordat généralisé.
Ne pas subir, réagir
En conséquence, la Fédération nationale de la Libre Pensée appelle
ses Fédérations départementales à refuser, comme dans le
département des Ardennes, de participer à ces " conférences
départementales de la liberté religieuse ".
La Libre Pensée ne sera pas complice d'une telle forfaiture antilaïque.
Avec la Libre Pensée, défendons, sans compromission, la laïcité!
Paris, le 22 septembre 2011
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